Coucou !

Mon premier (vrai) article de l'année traitera comme promis... du Boléro par le chorégraphe Maurice Béjart !

Depuis que j'ai 4 ans je fais de la danse et depuis que j'en ai 9 du classique. J'ai, durant plusieurs années, voulu en faire mon métier mais par manque de talent, par peur sûrement de ne pas y parvenir, d'être dégoûtée ou exténuée j'ai abandonné cette idée. Toujours est-il que j'ai grandi dans la danse, je m'y suis intéressée de près d'autant plus que j'ai la chance d'être dans une école qui nous emmène voir des spectacles. À Monaco, à Aix-en-Provence, à Paris,... On a même travaillé avec la compagnie Preljocaj !

Je crois avoir découvert Maurice Béjart grâce à son livre, qu'une de mes profs avait. Toujours est-il que grâce au Dieu Internet, j'ai pu découvrir son merveilleux ballet. Depuis des années, je le regarde en boucle et je me suis dit que c'était mon devoir de vous le présenter. Alors, reprenant mes fiches d'histoire des arts (car je l'avais préparé pour initialement), les modifiant quelques peu, je m'en vais vous raconter, vous décrire, le Boléro de Maurice Béjart !

 

 Maurice Béjart est né à Marseille, le 1er janvier 1927.
Danseur, puis chorégraphe, il débute sa carrière à Paris. En 1960, il crée à Bruxelles le Ballet du XXe siècle. Ensemble, ils sillonnent le monde entier. Un quart de siècle plus tard, il déplace sa compagnie à Lausanne. Elle est alors renommée le « Béjart Ballet Lausanne ». Il plante alors ses racines là où il travaille. Il a également créé une autre troupe, en 2002, destinée aux jeunes danseurs, la « Compagnie M ». En plus d'être chorégraphe, il s'est glissé dans le rôle de metteur en scène et d'écrivain. Il fut récompensé par de nombreux prix et Honneur.

Quant à ses œuvres chorégraphiques, il est l'auteur de merveilleux ballet comme Le Sacre du Printemps en 1959, L'oiseau de Feu en 1970 et surtout Le Boléro en 1961, œuvre, ballet, classique incontournable de la danse que je vais vous présenter.

Le boléro est un hymne à la gloire du corps humain. A l'origine, il est dansé par une femme mais peut être également interprété par un homme. Ce ballet est dansé sur la musique lancinante -crée en 1928- de Maurice Ravel. Cette musique était initialement destinée à la danseuse russe Ida Rubinstein. Cette œuvre singulière, que Ravel disait considérer comme une simple étude d’orchestration, a fait l’objet dès sa création d’une très large diffusion jusqu’à devenir, de nos jours encore, une des œuvres musicales les plus jouées dans le monde. 
Cette musique garde un
rythme , marqué par le tambour, et un tempo invariable, sa  mélodie est uniforme et répétitive, le Boléro de Ravel tire ses seuls éléments de variation des effets d’orchestration, d’un crescendo progressif et d’une courte modulation .

Le ballet est composé en 16 séquences. La première interprète a été Duska Sifnios mais le plus populaire et le plus remarquable selon moi est Jorge Donn.

Lorsque les rideaux s'ouvrent on voit une table large, ronde, rouge, sur laquelle danse un homme soliste torse nu. Ses mouvements sont répétitifs : il lève les bras en couronnes pour ensuite les passer devant lui, doigts écartés. Il est d'abord le seul à danser, les 40 autres personnes présentes sur la scène ne font que le regarder. Puis, plus les instruments se rajoutent dans l'orchestre plus les danseurs se rajoutent autour de la table, plus la musique se fait forte plus les mouvements du danseur principal se font plus amples et variés. Ils sont au départ fluide, liée, aérien, continu, avec des courbes. Puis ils deviennent saccadés, anguleux. Les gestes se font plus violents : le sol est alors frappé avec les mains, le poing se ferme, l'expression du visage se fait plus dur. Pour la scène finale, les gestes, qui suivent la pulsation de la musique, sont repris par tous les danseurs, désormais plus proches de la scène, jusqu'au point d'orgue final. C'est la démonstration d'un mouvement de foule qui est attirée par une musique répétitive.

On peut interpréter ce ballet de différentes façons. Le danseur peut tenir le rôle de leader, éclaireur, il peut être aussi le cœur de la musique, l'expression visuelle du rythme qui peu-à-peu va déchaîner les autres et les entraîner dans son sillage pour à la fin les anéantir d'une mort violente alors que la naissance s'est faite en douceur. On peut voir aussi l'effet inverse, la foule qui enivre le danseur jusqu'au paroxysme final. Le danseur peut également être le serpent hypnotisé par son charmeur, le clarinettiste.

Ce ballet est la preuve que la musique et la danse sont deux arts très liés. On le retrouve dans le film « Les Uns et les Autres » de Claude Lelouch où le splendide Jorge Donn danse le boléro sous la tour Eiffel. Il a également été joué en Égypte, au pied des pyramides. Chaque grand danseur rêve d'avoir le privilège d'interpréter cette œuvre qui requière tellement de souplesse, de technique, de sens de la rythmique ! Mais parmi toutes les œuvres de Béjart, comment peut-on dire laquelle est la meilleure ? Peut-on vraiment comparer le Boléro au Sacre du Printemps ? Non, c'est impossible car ses œuvres se disputent toutes, selon moi, la place de 8° merveille du monde. 

Voilà! J'espère que mon article vous a plu ! En tout cas allez regarder ce ballet ! En voici le lien, dansé par Jorge Donn : 

http://www.youtube.com/watch?v=tub81Sb-n4w

 

Sinon, je vous conseille de lire cet article génialisme dont je me suis inspirée : 

http://www.lexpress.fr/culture/scene/le-bolero-une-danse-nommee-desir-pour-le-25e-anniversaire-du-bejart-ballet-lausanne_1098615.html

A Bientôt !